• Facebook
  • Instagram
  • Noir LinkedIn Icône
  • Twitter
  • YouTube
Rechercher

L'Économie Sociale et Solidaire à l'honneur

En ce mois de novembre, nous mettons l’Économie Sociale et Solidaire ou ESS à l'honneur. Ce Moix de l'Économie Sociale et Solidaire permet de mettre en avant un pan de l’économie souvent méconnu mais qui pourtant a un impact crucial sur la société. Dans un monde où le dérèglement climatique, les discriminations et les inégalités sociales semblent être sur toutes les lèvres, ces entreprises tentent de faire bouger les choses, d’avoir un impact sur la société ou l’environnement.


Quelques chiffres clefs


L’Économie Sociale et Solidaire ce n’est pas seulement quelques idéalistes qui ont décidé de changer le monde, en France cela représente :

- 10 % de l’emploi dont 13,9% de l’emploi privé

- 2,37 millions de salariés

- 221 000 entreprises employeurs aux statuts divers (associations, fondations, startups, grands groupes…)

- 100 milliards d’euros de valeur ajoutée créée


L’Économie Sociale et Solidaire, qu’est-ce que c’est ?


L’Économie Sociale et Solidaire regroupe l’ensemble des entreprises dont le fonctionnement interne et les activités sont basés sur la solidarité et l’utilité sociale. Ces entreprises peuvent prendre différentes formes allant des coopératives au mutuelles en passant par les associations ou les fondations. Ces organisations sont souvent synonymes d’utilité publique, de coopération, d’ancrage local et tentent de s’adapter aux nécessités de chaque territoire et de ses habitants. Il y a une véritable volonté de la part de ces organisations d'avoir un impact positif sur la société. Cela passe par une organisation interne basée sur une certaine horizontalité, tous les collaborateurs ont une voix et un impact sur les prises de décision. Mais également sur un objectif initial de rendre le monde meilleur ; cette phrase n'est pas à prendre comme une utopie mais comme une réalité. L'objectif de ces entreprises est d'oeuvrer pour une société meilleur. Pour cela elles s'orientent vers des causes sociales importantes (l'insertion professionnelle, la lutte contre le mal logement, la promotion de la culture ou la sensibilisation...), et tentent d'y travailler à leur échelle. Il existe également des entreprises qui le font indirectement en aidant ces entreprises qui ont un impact direct sur le terrain, cela peut prendre la forme de cabinet de conseil pour venir en aide aux entrepreneurs sociaux ou des fonds d'investissement sociaux par exemple.


Il y a une véritable volonté de la part de ces organisations d'avoir un impact positif sur la société.

Ces entreprises sont caractérisées par une gestion en contraste avec la vision occidentale de l’entreprise basée sur la hiérarchie. La gestion y est plus démocratique et participative, avec une hiérarchie horizontale ou une absence totale de hiérarchie. Les bénéfices sont strictement encadrés puisque le profit individuel est proscrit au profit d’investissements. L’Économie Sociale et Solidaire nous propose de changer diamétralement de paradigme en ce qui concerne la notion de profit. L’argent n’est plus considéré comme un but mais comme un moyen de venir en aide au monde et de faire évoluer la société.


Nous avons trop tendance à vouloir opposer l’économie capitaliste et le social ou le solidaire ; le premier étant déconnecté des réalités sociales, et le deuxième proposant un monde idéal mais sans propositions concrètes et réalisables. L’ESS propose au contraire de réconcilier ces deux visions du monde avec une entreprise cherchant le profit en tant que moyen d’accéder à des fins sociales et solidaires. Ces entreprises ne cherchent pas le profit pour le profit mais le profit pour améliorer le monde.


Une rapide histoire de l’Économie Sociale et Solidaire


Cette appellation, si elle semble revenir sur le devant de la scène depuis quelques années a pourtant des origines plus lointaines.


C’est au 19ème siècle, siècle du capitalisme et la révolution industrielle, qu’est née l’Économie Sociale et Solidaire. Des penseurs et des utopistes tentent alors de trouver des solutions face aux dégâts du capitalisme à l’origine de l’exclusion d’une part importante de la société. Face aux nationalisations, aux effets plus que discutables, ces penseurs cherchent à développer une économie basée sur la coopération visant à contenter les besoins de chacun et non d’une part minime de la société. Si ces idées naquirent dans les milieux artisanaux urbains, elles se développent à l’ensemble du prolétariat à la fin du siècle. Des organisations se développent alors sur des bases statutaires de coopératives ou de mutuelles, la loi de 1901 relative aux associations permet d’étendre le champ d’action de cette économie naissante.


L’Économie Sociale et Solidaire connait un regain dans les années 70, dans un contexte de chômage de masse et d’exclusion accrue d’une partie de la société contemporaine. Des entreprises alternatives voient alors le jour, ces dernières se basent sur des structures coopératives, des circuits de production courts, des systèmes d’insertions professionnelles… Le but de ces entreprises est alors de participer à l’inclusion sociale, elles s’intègrent dans un environnement, dans des territoires auxquels elles s’adaptent afin de maximiser leur impact social.


La loi ESS du 31 juillet 2014 marque une étape importante dans l’histoire de l’Économie Sociale et Solidaire. Elle marque la reconnaissance d’entreprises qui existent déjà depuis longtemps mais dont le statut ESS n’a jamais été reconnu par l’État. Ce tournant permet une reconnaissance mais également une opportunité financière. Ce socle juridique institué par cette nouvelle loi permet de facilité les financements publiques comme privés adaptés aux particularités des structure ESS.



Depuis la reconnaissance du statut ESS, institué en 2014 les principes de l’Économie Sociale et Solidaire sont encadrés, les entreprises doivent ainsi respecter

- La poursuite d’une utilité sociale

- La recherche d’un modèle économique viable

- La gouvernance démocratique

- La rentabilité mise au profit d’une utilité sociale


Ainsi, toutes les entreprises ne peuvent pas prétendre au titre d’entreprise ESS, cela permet d’encadrer et d’offrir une reconnaissance aux entreprises qui souhaitent réellement changer les choses. Tant dans leurs objectifs d’utilité publique que dans la promotion d’un nouveau modèle d’entreprise, une entreprise plus humaine aux procédures internes plus transparentes et démocratique.

0 vue

Arrêtons l'usage unique maintenant !

Nous développons une solution de nettoyage pour faciliter la réutilisation de tasses dans les entreprises. Nous avons pour mission de réduire les déchets que nous produisons chaque jour. 

Notre solution

Notre Verre

Communauté

Merci à la région île-de-France pour son soutien

A propos de auum