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Plastic world

Mis à jour : 16 juil. 2019

Le plastique est une arme de destruction massive.




Le plastique est partout. Dans nos maisons, sur nos aliments, dans nos aliments, dans la nature, sur nous, en nous. Selon une étude du magazine Science, en 2010, sur les 275 millions de tonnes de déchets plastique produits par 192 pays, 4,8 à 12,7 millions de tonnes seraient déversées dans les océans. Une autre étude autrichienne récente a montré que huit personnes sur huit prises au hasard dans le monde avaient ingérées du plastique en en retrouvant dans leurs selles. Et cette omniprésence est loin d’être sans conséquence. Dissection d’un tueur en série.

Le plastique est en fait un mélange de polymère (matière de base issue le plus souvent de la pétrochimie, composée de macromolécules, c’est-à-dire de molécules de très grande taille), et de divers additifs destinés à donner forme au matériau et à renforcer ses propriétés. Lorsque ce matériau se retrouve dans l’environnement, il n’est pas dégradé, il est surtout divisé en microparticules par réactions photochimiques, pour former dans l’océan ce que l’on appelle « la soupe de plastique ». On peut considérer quatre grands types d’effets délétères du plastique.


Effet mécanique


Les animaux marins et les oiseaux avalent ces déchets en les prenant pour de la nourriture, ou s’empêtrent dans des déchets de grandes dimensions (filets, sacs plastiques,…).

Le plastique étant indigeste, il s’accumule dans les estomacs et finit par empêcher complètement la digestion par colmatage. Cela entraîne une mort lente par inanition.

D’un autre côté, les animaux peuvent privés de leur liberté de mouvement, et finissent également par mourir d’immobilisme, faute de pouvoir se nourrir ou d’échapper à leurs prédateurs. Qui se retrouvent eux-mêmes à ingérer des déchets de grande taille.



Cachalot mort étouffé par 6 kg de plastique présents dans son estomac, retrouvé le lundi 19 novembre 2018 dans le Parc national de Wakatobi, aux Célèbes, dans le sud-est de l’Indonésie


Effet invasif


"Comment ne pas considérer comme un problème majeur l'arrivée de 54 espèces nouvelles sur les côtes du Canada, fixées sur des débris de grosse taille, ayant circulé des mois dans le Pacifique Nord après le tsunami de 2011 au Japon ?" François Galgani (Ifremer)

Les déchets plastiques voyagent dans le monde entier. Certains déchets sont en effet d'efficaces supports flottants pour des bactéries (certaines pathogènes pour les organismes marins comme pour l'Homme, les vibrions par exemple), des unicellulaires ou des invertébrés, vers, insectes... capables de s'acclimater dans une zone autre que leur biotope d'origine, notamment en relation avec le changement climatique.



Colonie d'algues nomade sur un morceau de plastique

Effet chimique


Les macromolécules composant le plastique sont en elles-même peu dangereuses. En revanche, leurs sous-produits de décomposition et les additifs sont libérés au fur et à mesure du morcellement du plastique. De nombreuses études scientifiques démontrent que ces produits sont dangereux pour la santé. Ils migrent des emballages à notre organisme via de nombreux phénomènes (chaleur, poussière, évaporation). Parmi eux, on peut souligner les bisphénols, les phtalates et les PCB, qui sont des perturbateurs endocriniens. Le styrène, le chlorure de vinyle, les retardateurs de flammes et les métaux lourds sont quant à eux des cancérigènes et des substances toxiques, tout aussi présents dans nos objets du quotidien.

Les perturbateurs endocriniens imitent le comportement des hormones. Ainsi, même dans des quantités minuscules (quelques parties par milliards) elles peuvent produire des mutations et des effets toxiques. Alors que trois millions de tonnes de phtalates sont produites par an ! Les fœtus et les enfants y sont particulièrement sensibles.

Que ce soit dans notre environnement de vie, ou par dispersion dans la nature, bio-accumulation et retour dans nos assiettes, nous sommes fortement exposés à cet ennemi invisible.


Effet air/sol


En France, lorsque les déchets peuvent être collectés correctement, ils sont soit recyclés (22%), soit incinérés (43%), soit mis en décharge (35%).Dans le cas de l’incinération, il reste à traiter le mâchefer et les cendres, qui sont hautement toxiques. De plus la combustion émet des gaz qui participent largement à la pollution atmosphérique :

• CO2

• Oxydes d’azote : NO, NO2

• Gaz acides : HCl, SO2, HF

• Composés organophosphorés et organochlorés tels que dioxines, furanes,

• Métalloïdes et métaux lourds


Ces émissions ont des effets à large spectre sur l’ensemble de la planète : des pluies acides (NO, NO2) à l’acidification des océans (SO2, HF, HCl) en passant par l’altération du climat (CO2, SO2), et à la simple diffusion dans l’environnement de substances stables, toxiques, reprotoxiques et cancérigènes (dioxines, furanes, plomb, mercure).


"L'incinérateur n'est en fait qu'un gigantesque disperseur atmosphérique, doublé d'un redoutable synthétiseur de substances toxiques comme les dioxines" Dany Dietmann, Déchets ménagers : Le Jardin des impostures

Même si les technologies d’épuration des fumées s’améliorent, la concentration de ces produits se dans le mâchefer et les cendres s’en trouve d’autant plus grande. Les résidus solides sont traités en décharge ou utilisé pour fabriquer des routes. Le lessivage des routes par la pluie est responsable d’une pollution des terres et des eaux non-négligeables, tandis que les cendres sont de toute façon envoyées en décharge, en causant une pollution des sols profonde et durable, qui se répandra à des kilomètres à la ronde pour des milliers d’années.



Dénonciation artistique du collectif HeHe de la pollution atmosphérique de l'usine d'Ivry-Sur-Seine, 27 novembre 2010

Quelle que soit la façon dont nous traitons nos déchets plastiques, ceux-ci touchent tous les étages de la biosphère, jusqu’à nous.


Il est l'heure d’Arrêter l’Usage Unique Maintenant




écrit par Mathieu Bourhis, CTO


Arrêtons l'usage unique maintenant !

Nous développons une solution de nettoyage pour faciliter la réutilisation de tasses dans les entreprises. Nous avons pour mission de réduire les déchets que nous produisons chaque jour. 

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